الخميس، 3 ديسمبر 2009

ma deuxième vie a commencé un lundi matin, à 9h30

Face à un milieu de l'art qui, de plus en plus, se soumet aux pouvoirs des politiques, à un marché, un milieu social, un ordre intellectuel bourgeois ou, pire, anti-bourgeois conventionnel, un bon nombre d'idées et de convictions personnelles qui m'ont portées dans mes choix artistiques et mes choix de vie, lesquels se superposent en réalité à mon sens, ont été battues en brèche, brouillées, disloquées et peut-être éparpillées dans cette espèce de vacuité contemporaine. Refusant de sombrer dans un désarroi préjudiciable, je me décide de recouvrer mes engagements les plus profonds, les plus secrets, les plus lumineux. C'est en quelque sorte un nouveau voyage dont la quête du substratum de ma vie en est le but. Ce voyage peut débuter par le souvenir d'une scène dans le film "la collectionneuse" d'Eric Rohmer dans laquelle Daniel Pommereulle, l'objecteur, montre ses objets étranges, insaisissables, hérissés de lames de rasoir. Il donne alors, en compagnie d'Alain Jouffroy, une définition de l'œuvre d'art et de sa position d'artiste face à la société. De ce point de départ, s'accumulent différents objets choisis qui concourent, par effet de résonance, à discerner l'objet de ma recherche, à définir la posture de l'artiste, de l'œuvre d'art.

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