الأربعاء، 13 ديسمبر 2006

approximativement

Approximativement arraisonnée, cette brûlure insensée flétrie dans la cavité secrète du dernier liteau. Là, dans cette forêt, immense, verte et noire, la magie crue creuse les pensées de l'enfant ivre. La lumière des yeux pleine de poils renverse les rocs et là se posent les premières images. Sauvages, sans langage. Les ténèbres et l'eau font l'architecture de ce rêve qui perdure. Et la mousse et l'écume travaillent dans l'immensité du désordre produit. Doucement il faut s'orienter pour perdre le sens de toute chose. Perdu et sans peur dans le brouillard percé d'une lumière solaire, il faut alors marcher. Le mouvement même, infime, fait changer l'éclat de cette lumière solaire. Traversée naturelle et nécessaire. Aucune économie n'est à faire, rien n'est palpable, tout est fugace et là. La vie est cet espace infini ; non éternel et infini, d'une beauté inconnue, d'une beauté insoupçonnée, d'une beauté mystérieuse.

Alors poser sa tête sur les mots invisibles et pleurer comme un homme qui espère, le corps caché dans les prêles. Peut-être mourir simplement ou encore donner un geste incompréhensible. Croire en l'agencement des choses lumineuses et du noir.

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