الأربعاء، 29 أوت 2007

le chien n'est pas un loup

L'hourvari retenti maladroit, brutal, rustre comme peut l'être le cri d'un dominant traqué. Les autres, ceux qui font la meute, obéissent. Quoi faire d'autre ? Le chien n'est pas un loup. Obéissent, dociles et la pensée courte. Il n'y a là aucune vision, aucune espérance, aucune utopie et bien sûr aucune liberté. Juste l'attirance d'une pitance sans gloire.

الجمعة، 9 مارس 2007

fatum


De ce vaste salpêtre encombrant, une graine de fatum semble tirer l'énergie d'une vie viscérale de choses résistibles et émouvantes, tremblantes comme un doute fleurie une pensée. Une hésitation vibrante construite de craintes et de désirs débroussaille un alentour hostile à tout mouvement. Un balancement que la chaleur des coeurs d'enfants éclaire, comme un phare habité, une forêt pleine d'animaux mythiques, de bruissements inattendus et d'images irréelles. Un balancement qui donne aux chairs développées une force surnaturelle si l'esprit s'en mêle. Les cris se métamorphosent en rires, en larmes... Enfin, ces choses si pures et fulgurantes qui percent les instants présents d'une lumière si féminine. Toute une subtilité réapprivoisée qui donne justement à cette fatum une splendeur minutieuse et rare qu'il faut apprendre à voir. C'est là mon bonheur incompréhensible, mystérieux, glorieux et secret. Les fleurs sont-elles les yeux des morts ?

الخميس، 1 فيفري 2007

grâce mauve


Une grâce mauve semble réapparaître et promettre l'espoir d'un horizon où les mélancolies flétrissent. De ce dialogue avec soi s'échappent des bulles qui glissent au grés de mouvements incertains et hasardeux. Et là, elles éclatent, disparaîssent une à une. Magie de l'âme. L'espace clos de l'idée noire n'est plus, d'un coup. Ces bulles, je les regarde à présent avec étonnement. Naissance, mouvement, éclatement. Considérer la noirceur comme le contrepoids du bonheur fabriqué, une sorte de prix à payer, la part des anges maudits.


الخميس، 11 جانفي 2007

connexion pour un méta-langage ?

Y-a-t-il quelque chose entre les mots, entre les phrases ? Quelque chose qui différe du sens propre des mots, des phrases. Un sens enfouillis entre ces objets conceptuels définis. Un sens impalpable, insaisissable. Un sens qui est de l'ordre de la sensation, du sentiment intérieur, de l'indicible, un sens inconscient.


الثلاثاء، 9 جانفي 2007

tempète sauvage

Eaux, écumes, remuements violents, démesurés, surnaturels. Architecture de tempète sauvage et dangereuse. Là, dérader pour se placer au milieu. Dans l'élément. Et pas offrir de prise. Pas être broyé. Déjouer le choc qui détruit et anéantit. Dérader et s'enfoncer dans le rythme immanquable, énivrant et terrible où n'a d'importance que la survivance.

الثلاثاء، 19 ديسمبر 2006

الاثنين، 18 ديسمبر 2006

finalement, très

Tu plongeais dans cette piscine intérieure. Une baie vitrée au fond de la pièce rectangulaire donnait à voir le froid dans ce jardin composé d'une pelouse et d'une multitude de feuilles amarantes tombées d'un de ces arbres tristes et humides. Le ciel... bas, gris, tumultueux.
Tu nageais au milieu de l'eau, au milieu de ces couleurs bleu et blanc piscine, baignée d'une lumière totale. Tu étais femme. Femme, finalement très parisienne.

الأحد، 17 ديسمبر 2006

le cours des catastrophes

Je remonte le cours des catastrophes inondées de vie bleue comme la douleur étroite et étreinte d'une étoile fuyante qui meure dans le vert des forêts méconnues, mystérieuses et d'aucunes secrètes. Certains endroits y recouvrent les trésors immenses et parfois immondes des enfances perdues. Là-bas les miroirs judicieux multiplient les illusions encore vitales. Grâce aux mécanismes des machineries d'horloges efficaces, le temps blanc suit ses contingences misérables, mais sûrement quant au point à éteindre finalement.


الخميس، 14 ديسمبر 2006

des étincelles

Des étincelles gracieuses, folles, d'amoureuses errances plongées de parfums pensés, irréfléchis et compliqués perdues dans les vastes espaces érotiques des décombres héroïques de temps faits de dons. Là, une miraculeuse enfance pure combine des sentiments jaillissants aux débris de granite de constructions oubliées.

Suit la stupeur de la chose guillotinée et l'espoir désorienté et flétri posé
sur un sourire de pierre figée. Les toutes petites ridules sont des sexes qui ne servent pas et regardées avec un amusant étonnement gris.

Se croire seul dans ce sous-bois imaginé, ridicule, n'est plus un fantasme mais un réel désespoir muni de petits appareils quintessencés qui titillent les parties secrètes de ce lancinant vague à l'âme.

الأربعاء، 13 ديسمبر 2006

approximativement

Approximativement arraisonnée, cette brûlure insensée flétrie dans la cavité secrète du dernier liteau. Là, dans cette forêt, immense, verte et noire, la magie crue creuse les pensées de l'enfant ivre. La lumière des yeux pleine de poils renverse les rocs et là se posent les premières images. Sauvages, sans langage. Les ténèbres et l'eau font l'architecture de ce rêve qui perdure. Et la mousse et l'écume travaillent dans l'immensité du désordre produit. Doucement il faut s'orienter pour perdre le sens de toute chose. Perdu et sans peur dans le brouillard percé d'une lumière solaire, il faut alors marcher. Le mouvement même, infime, fait changer l'éclat de cette lumière solaire. Traversée naturelle et nécessaire. Aucune économie n'est à faire, rien n'est palpable, tout est fugace et là. La vie est cet espace infini ; non éternel et infini, d'une beauté inconnue, d'une beauté insoupçonnée, d'une beauté mystérieuse.

Alors poser sa tête sur les mots invisibles et pleurer comme un homme qui espère, le corps caché dans les prêles. Peut-être mourir simplement ou encore donner un geste incompréhensible. Croire en l'agencement des choses lumineuses et du noir.